La surcompensation à la base de l'entrainement

 

Surcompensation

La surcompensation et le plan d'entraînement

 

Lors d’une "agression", comme un effort physique violent, l’organisme humain réagit en opposant des défenses supérieures à l’attaque qu'il a subi.

Aprés un repos suffisant, il y a régénération des capacités physiques à un niveau supérieur  au niveau initial. Ce faisant, l’organisme se prépare d’avantage à une éventuelle nouvelle agression de même type. Ce phénomène se nomme la surcompensation.

La surcompensation de par sa nature est une période décisive dans la constitution de tout bon plan entraînement. Pour bien le comprendre, observons un cycle complet d’entraînement que nous pouvons décomposer en 4 périodes :

- période 1 :  effort
- période 2 :  fatigue,
- période 3 :  récupération
- période 4 :  surcompensation.

Prenons maintenant un cycliste parcourant par exemple 80 km, avec au départ 100 % de ses capacités du moment. A la fin de son effort (période 1) , se produit un phénomène de fatigue et ses capacités baissent (période 2) .

Après une petite période de repos, le lendemain par exemple, il est revenu plus ou moins à 100 % de ses capacités et est capable de refaire les 80 km. Il n’a bénéficié dans ce cas que de la période de récupération (période 3) .

Mais si ce même cycliste se repose un jour de plus avant d'aller parcourir ses 80 km, il se trouvera alors un peu au-dessus des 100 % de départ. Il bénéficie de l’effet de surcompensation (période 4). Il a alors parfaitement réalisé un cycle complet d'entraînement.

Cependant, ce temps de repos supplémentaire (qui permet la surcompensation) a une limite ; car si notre cycliste continue à se reposer au delà, il perd une partie du gain de son entraînement premier (période 1) .

C'est ici que nous touchons du doigt l’importance des plans d'entraînement : solliciter, reposer, puis solliciter à nouveau au bon moment pour progresser. Gravir "l'escalier" en quelque sorte.

Le plan d’entraînement

Un plan d'entraînement peut devenir très complexe. Les durées de repos, par exemple, devront dépendre de l’intensité de l’effort.

De plus, s’il existe des généralités, un plan d’entraînement doit être adapté à chaque personne, Il devra être modulé en fonction de l’état de forme de cette dernière et de ses capacités de récupération.

Il est également possible de s'entraîner d’avantage en réduisant les périodes de repos. Pour cela on a inventé les "séances de récupération". Il s’agit d’entraînements courts à basse intensité avec étirements, ils permettent de se retrouver en état surcompensation plus rapidement.

C'est donc un "jeu de construction", qui malheureusement ne réussit pas toujours comme on l’espère ; mais après tout, c’est ce qui apporte un peu de piment aux entraînements... Non ?

Roland Gabillon (http://www.cyclesud.fr/chroniques/surcompensation.html)

Dernière mise à jour de cette rubrique le 12/05/2008

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